SF / Thriller / Horreur / Fantastique

Joyland – Stephen King.

Joyland est un roman de Stephen King, paru le 2 mai 2014, aux éditions Albin Michel. 

Résumé : 

Les clowns vous ont toujours fait peur ?
L’atmosphère des fêtes foraines vous angoisse ?
Alors, un petit conseil : ne vous aventurez pas sur une grande roue un soir d’orage…

Vous pouvez trouver ce livre, en grand format, en partant du site Albin Michel, ici.

Il est également disponible au format poche, ici.

La couverture : Je dois dire que je la trouve magnifique. Je suis toujours amoureuse des couvertures de livres concernant Stephen King, aux éditions Albin Michel.
Sombre et lumineuse à la fois, l’univers des parcs d’attraction, avec ce qu’ils pourraient avoir d’effrayant la nuit.
Manèges qui grincent, ombres, silhouettes déformées.

Cette couverture laisse présager un livre aussi fascinant qu’effrayant, et le résumé aide grandement à se faire cette idée.

Sauf que je n’ai rien ressenti de tel.

Mon avis :

Je suis une inconditionnelle de Stephen King. Mais malgré tout, j’ai toujours gardé mon objectivité, sous mes airs et discours de fan hystérique. Une admiration sans bornes certes, mais du recul. Une personne que vous admirez depuis que vous êtes enfant peut faire des choses que vous n’aimez pas du tout, ou juste moins.

Ici, il aura fallu que j’atteigne la 263ème page pour trouver enfin l’histoire intéressante. Il ne s’agit pas d’un livre mal écrit. C’est un King, et on y retrouve la plume de King, il n’y a pas de fausses notes. 
Mais l’histoire ici, ne m’a juste pas « parlé », pas au gros début. Et nous sommes très loin de l’histoire effrayante qu’on s’imagine trouver à l’intérieur du livre. Je suis donc du coup, un peu gênée par ce résumé, au sujet duquel je n’hésite pas à dire qu’il est limite mensonger, de mon point de vue.

C’est un parcours de vie relativement simple, jusque là. Un parcours de vie assez banal et je crois que c’est ce qui m’a quelque peu ennuyé. D’habitude, ces parcours qui peuvent parfois avoir un caractère banal dans ses livres sont moins longs. On plonge dans le sujet véritablement bien avant, de façon générale. Je pense que c’est ce qui me gêne. Pas la vie de ce jeune homme, mais que si peu de choses se passent au final.
Je me suis toutefois retrouvée à sourire dans le train, en lisant cette journée vécue au parc. Ceux qui ont lu le livre comprendront, pour les autres, il s’agit d’une fiche de lecture, mais pas question de spoiler, j’ai horreur de ça. Il vous faudra lire. Mais je dois avouer que ce passage, cette journée ont été très doux  à lire. Une jolie bouffée d’air, un moment de bonheur tendre.

Cette fin. J’espérais tant de la fin, après m’être ennuyée pendant 263 longues pages. Et j’ai eu cette fin. Non pas la fin percutante dont j’ai l’habitude, celle qui me percute et me laisse bouche bée comme une andouille à m’interroger sur moi et sur le monde.
Non. J’ai lu le deuil écrasant. Les larmes qui coulent. La sensation d’avoir perdu quelque chose, à laquelle je m’étais attachée. Cette fin qui m’a ramenée à cette belle journée à Joyland et qui l’a rendue encore plus belle, et douloureuse. Un souvenir, ça peut être ce qu’il y a de plus beau mais aussi de ce qu’il y a de pire. Parce que c’est justement juste ça, un souvenir.

Lorsque vous avez lu cette fin là, la toute dernière fin, le livre prend un autre sens. Je me suis mise à considérer ces 263 pages autrement. Il est un chemin de vie banal certes, mais on peut comprendre, du coup, qu’un été reste gravé dans la mémoire à jamais, avec son lot de bonheur et d’horreur. Cet été à Joyland, personne n’en sortirait identique à celui qu’il était en entrant. Personne.

Quand une fin arrive à vous faire considérer autrement 263 pages d’ennui…. Il faut être fort. C’est une chose à laquelle je n’avais jamais fais face.

Je vous conseille de lire Joyland. C’est triste et majoritairement banal. Mais beau et puissant.

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